Renee Nicole Good, une Américaine de 37 ans, a été tuée le 7 janvier à Minneapolis lors d’une opération menée par un agent de l’agence fédérale de l’immigration (ICE) aux États-Unis. Selon le Département de la Sécurité intérieure, l’agent aurait ouvert le feu en état de légitime défense, affirmant que la victime aurait tenté de le percuter avec son véhicule.
Cette version est remise en question. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent Renee Nicole Good s’adressant calmement aux agents, déclarant : « Je ne suis pas en colère contre vous », juste avant le tir. Ces images renforcent les doutes sur la nécessité du recours à la force.
L’enquête a été confiée au FBI, un choix vivement critiqué par les autorités locales du Minnesota. Le maire de Minneapolis demande l’implication des autorités de l’État et la publication complète des éléments de l’enquête. Pour plusieurs élus, la transparence est indispensable pour rétablir la confiance entre citoyens et forces de l’ordre.
Des mobilisations dans tout le pays contre ICE
La mort de Renee Nicole Good a déclenché des manifestations dans plusieurs grandes villes américaines, dont Minneapolis, New York, Los Angeles, Chicago et Washington. Des milliers de personnes exigent justice et dénoncent les méthodes de l’ICE, souvent jugées violentes et arbitraires.
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Pour de nombreux manifestants, cette affaire n’est pas un cas isolé. Elle symbolise un système perçu comme trop agressif, notamment dans la gestion des politiques migratoires. Les critiques visent aussi le manque de contrôle sur les agents fédéraux.
Alors que les mobilisations se poursuivent, la pression s’intensifie sur les autorités pour faire toute la lumière sur cette affaire et répondre aux appels à la réforme.
Sandrine TCHAMIE



